Pendant l'état d'urgence, la cathédrale est fermée le midi de 12h à 14h La cathédrale est ouverte tous les jours de 9h à 19h (18h l'hiver)

Horaires des messes d'été
Masses of daylight in summer

Samedi : 18h30
Dimanche : 11h00

Saturday : 18:30
Sunday : 11:00

Photos Bouyer, TCPC, Lemesle, RF

(1) lors d'une ordination

(2) synagogues

(3) basiliques romaines

(4) église syrienne

(5) églises d'occident orientées

(6) ancien choeur 1

(7) ancien choeur 2

(8) vitrail des fondateurs Ereptiole, Geoffroy de Montbray et Hugues de Morville

(9) vitrail Saint Lô
(10) Le style roman
(11) Le style gothique
(12) Basilique Saint-Denis
(13) effet du soleil dans la nef de la cathédrale
(14) croix de consécration
(15) portails de façade
(16) le chevet
(17) un bénitier inutilisé
(18) le plan de la cathédrale
(19) un pilier de la tour centrale
(20) la croisée de la tour lanterne
(21) les colonnes géminées
(22) les déambulatoires
(26) vitraux du choeur: baptêmes
   
(27) vitraux de Saint Lô
(34 ) Galerie des Roses :
tête de femme normande
(35 ) au pied d'u clocheton :
la petite chèvre
(36 ) le puits "miraculeux":
(37 ) le baptistère
(38 ) l'entrée et le baptistère
(39 ) la cathèdre, siège de l'évêque
(41 ) le jubé primitif
(42 ) les chapelles latérales et leurs fenêtres d'ajour
(43 ) retable de l'autel Sant Sébastien (transept nord)
 
(43 ) et celui de l'autel N-D du Puits (transept sud)
(44 ) le maître-autel, sans tabernacle posé
(45 ) chaire à prêcher
(46 ) le puits miraculeux, près du reliquaire
(47 ) le chemin de croix
(48 ) un confessionnal
(49 ) notre cathédrale après les bombardements de 1944
(50 ) à Pâques, un baptyême célébré par Mgr Fihey

 

 

les numéros gras entre parenthèses renvoient aux illustrations en marge


Par Agnès Lemesle

AMIS DE LA CATHEDRALE
Dimanche 9 février 2003, à la Maison Diocésaine
     
La cathédrale, œuvre de foi.
  La cathédrale est une œuvre de foi :une œuvre réalisée PAR la foi, une œuvre réalisée POUR la foi. La foi en question est la foi CHRETIENNE catholique . Nous ne sommes donc pas devant une synagogue, une mosquée, encore moins devant une caserne, une usine, une gare , une mairie…
Cathédrale, église, abbatiale, chapelle, : des termes qui définissent des bâtiments que l'homme chrétien fréquente , utilise dans un objectif religieux, et le plus souvent liturgique : ce sont des lieux prévus conçus pour le rassemblement des membres de l'Église qui y célèbrent, qui y font peuple.
La communion au Dieu vivant se réalise et s'exprime communautairement dans la liturgie, sommet de la vie de l'Église, et source de cette vie. (Metzger)
Et l'Église , nous dit l'étymologie, c'est "l'assemblée des convoqués". les "convoqués" en question, le peuple des baptisés, sont, quand ils sont rassemblés, le Sacrement de Jésus-Christ : ce sont eux et non le bâtiment qui sont la "demeure" , le signe toujours vivant de la présence réelle de Jésus-Christ ressuscité dans le monde . Un chrétien ne vit jamais sa foi tout seul . Les chrétiens sont gens qui se rassemblent
La liturgie
Dans les Églises de langue grecque, la Divine liturgie c'est la célébration eucharistique.
En occident et en latin ecclésiastique , le mot "liturgia" n'est en usage que depuis la fin du XVIè siècle ( c'est la transcription du grec "leitourgia". qui , initialement , désignait "travail pour le peuple", une sorte de "service public").
Au XVIIIè , le mot est utilisé pour désigner l'ensemble des actes du culte de l'Église ( il remplace les mots "ritus ecclesiae", "ritus sacri" , "divina officia"..
Au XIXé , il désigne l'ensemble de l'activité cultuelle de l'Église catholique , en tant que le chrétien exprime et rend présente l'économie du salut. Les dévotions sont exclues de cette acception.
La liturgie est l'actualisation de la Nouvelle Alliance. L'œuvre de salut a été accomplie par le Christ
elle est continuée par l'Église
et elle se réalise dans les sacrements.
La liturgie eucharistique est source et sommet de la vie chrétienne.
D'où la nécessité d'un bâtiment spécial pour l'assemblée des convoqués qui célèbrent.
Quand les "convoqués" étaient peu nombreux , un domicile particulier pouvait suffire. Par exemple, la maison de Doura-Europos :
on célébrait l'Eucharistie (en fait la fraction du pain)
et les baptêmes, qu'on célébrait aussi dans l'eau courante.
Les chrétiens, n'étant pas vraiment admis dans la société juive ou sous domination romaine, avaient plutôt intérêt à rester discrets pour éviter les persécutions
Avec la conversion de Constantin, et son baptême qui donne un empereur chrétien à la tête de l'empire romain, les chrétiens vont pouvoir vivre leur foi et se rassembler au grand jour et même officiellement (313, édit de Milan).
Je voudrais vous montrer que notre cathédrale du XIIIè ne part pas de rien :

1 . Elle est comme toutes les églises, tributaire de ce qui l'a précédée
----> 1. DES 1ERS SIÈCLES AU XIIIÈ
1.1 GENERALITES " OCCIDENTALES "
1.2 QUE SE PASSE-T-IL CHEZ NOUS , À COUTANCES ?

2 Et vous montrer tout ce qui est apport du XIIIè , et des siècles suivants
----> 2. NOTRE CATHÉDRALE, DU XIIIè À NOS JOURS
2.1 GENERALITES GOTHIQUES "ETERNELLES"
2.2 LE LANGAGE DE FOI DANS LA CATHEDRALE DE COUTANCES
2.3 QUELLE EST LA VIE LITURGIQUE À COUTANCES ?
1.1. GENERALITES " OCCIDENTALES "

1.1.1 DEUX INFLUENCES SUR LE LIEU LITURGIQUE CHRÉTIEN : LA SYNAGOGUE
LA BASILIQUE ROMAINE
De la synagogue (2) et de son aménagement on retiendra :
· l'orientation du bâtiment. La synagogue est tournée vers Jérusalem, et plus précisément vers le Temple, et surtout vers le Saint des Saints ; les synagogues de Jérusalem sont orientées vers le Temple
· 2 foyers de liturgie : l'armoire de la Torah et la chaire de Moïse + banc des Anciens(le bêma , pupitre des lectures, tournée vers l'armoire de la Torah  ) .
De la basilique civile romaine(3), on retiendra sa structure :
c'est une grande salle couverte,
Ouverte sur la rue,
élargissable par adjonction de nefs latérales
C'est une sorte de grand hall ouvert à toutes sortes d'activités et notamment la justice
doté d'une abside dans laquelle la cathèdre du juge trouve place.
Quand celui-ci siège, il est séparé du peuple par une barrière. Le peuple est "au-delà de la barrière" ("trans-saepta").
L'EDIFICE CHRETIEN qui va voir le jour après l'édit de Milan, 313, est marqué par ces 2 constructions ; on y introduit des éléments qu'on va retrouver dans toute église, y compris dans notre cathédrale , puisque ce sont des points liés à la foi au Christ
· l' orientation :l'abside est tournée vers l'Est, vers l'Orient géographique : elle est "orientée" , côté soleil levant "sol oriens"( et non vers Jérusalem, la ville terrestre) . C'est vers l'Est que le Christ est monté aux cieux et c'est de là qu 'il reviendra. Il reviendra de la Jérusalem céleste, cette fois. La voûte de l'abside symbolise le ciel, par sa forme et sa décoration.
· la célébration chrétienne fait mémoire du dernier repas de Jésus, elle va comporter 1 pôle nouveau à l'intérieur du même lieu
1er pôle : celui de la Parole proclamée à l'ambon - bêma (comme dans la synagogue)
2ème pôle : celui du repas eucharistique, célébré à l'autel (c'est là une nouveauté).
L'emplacement de ces 2 pôles va varier pour en arriver à ce que nous connaissons aujourd'hui : dans la cathédrale, ils sont actuellement regroupés sous la tour-lanterne, ce qui est un retour aux origines du christianisme.
Notons que dans cet exposé je ne parlerai pas du lieu du baptême : il se déroule dans un édifice annexe , hors de l'église . je ne traite pas d'une église "paroissiale" , car seul l'évêque préside l'Eucharistie et c'est vers le IIIè siècle qu'il va déléguer aux prêtres la possibilité de célébrer l'Eucharistie et de baptiser .
Le bâtiment qui rassemble le peuple de Dieu Église s'appelle "église ", avec la 2nde moitié du IIIè siècle. Avant, on parle de Maison de prière, de maison de Dieu. St Augustin précise "vous êtes la maison de Dieu". On employait également le terme "Kyriakon dominicum" qui donnera les mots Kirsche, et church.
Avant les basiliques romaines chrétiennes , voyons une église syrienne orientale(4) .
Nous y voyons que le christianisme est encore marqué par le judaïsme:
a)Lectures et prières : Tout se passe au bêma, au centre de la nef (Bouyer p.28)
Entre le bêma et l'abside : l'arche , avec voiles et chandeliers (= survivance juive)
Entre le bêma et le mur ouest : le siège de l'évêque ( l'ex-chaire de Moïse) et les prêtres chrétiens assis, eux aussi
b) l'autel lui, est situé à l'extrémité visible de l'axe orienté de l'église , près du mur oriental , ou de l'abside (Bouyer p.32)
Déroulement habituel de la célébration chrétienne dans une église syrienne de cette époque :
· Temps des lectures et prières autour du bêma
· Puis : tout le clergé, emmenant avec lui les offrandes des fidèles, s'en va vers l'Orient , et l'assistance se rassemble autour de l'autel, pour le repas eucharistique. ( il n'y a pas d'autres sièges que ceux du clergé). Les fidèles forment un groupe non statique, mobile , participant. Le clergé célèbre au milieu des fidèles. C'est un culte d'assemblée.
Une des raisons pour lesquelles, ambon/ Bêma/Arche sont regroupés , c'est pour permettre la participation des femmes . Non par féminisme novateur mais parce que, dès le début de l'Église chrétienne, les femmes sont associées au "sacerdoce royal" du peuple saint ( en Israël, seuls les hommes avaient part à cette prêtrise commune de tout le peuple saint ). Les femmes prennent part entière au culte public. Mais, elles ont séparées des hommes ; elles n'ont pas accès au ministère de lecture de la Parole, ni à celui de guider la prière publique, ni bien sûr à celui de guider la prière eucharistique.
Ce que nous venons de voir est syrien.
Dans les basiliques romaines
on procède autrement :
le siège est amené au centre de l'abside.
Il prend la place de l'autel !
Avec le côté officiel donné au christianisme , le siège de l'évêque devient un "trône", le siège d'honneur d'un haut dignitaire. Les chefs chrétiens vont être considérés (pour la 1ère fois) comme des autorités au-dessus de l'Église, et au-delà d'elle. Les prêtres sont comme des fonctionnaires. Cela induit une séparation inconnue jusqu'alors dans le christianisme primitif ( et dans la synagogue) : une simple barrière ( ou " cancel ", " chancel " ) délimite l'espace réservé aux clercs.
Et l'autel se trouve situé SOIT entre l'évêque et l'assemblée, ou SOIT dans la nef, entouré des fidèles .
Un espace est réservé aux ministres, il est délimité par des "chancels".
Dans la nef, des cloisons séparent les hommes des femmes (on entre par des portes séparées).(5)
1.1.2 APPORTS AU FIL DES SIÈCLES

Dès Grégoire le Grand (598-614 ?) , des changements expliquent le déplacement de l'autel :
a) à Rome, on amènera l'autel juste au-dessus du tombeau de Pierre
(désir croissant d'associer la célébration eucharistique au culte des martyrs)
b) l'autel est placé, dès la construction, sur le tombeau même du saint juif ou chrétien, le culte des débuts est collectif .

A l'époque constantinienne, les fidèles sont de plus en plus nombreux, mais communient de moins en moins (St Jean Chrysostome s'en plaint) . Dans cette optique, le pape doit-il se déplacer vers un lointain autel au milieu d'une nef presque vide... ? D'où : instauration d'une célébration simplifiée, plus rationnelle, en contact direct avec moines et clercs, sur un autel ramené près du siège de l'évêque.
c) Peu à peu , seule une élite suit régulièrement la station papale solennelle (au pire, au Moyen-Age, la communion des fidèles disparaîtra complètement de la messe papale).
d) Grégoire le Grand met sur pied des communautés monastiques pour célébrer chaque jour à la place du peuple chrétien ( plutôt qu'en faveur du peuple).


On assiste à une cléricalisation progressive qui influence les plans des églises en Europe : ambon, sièges (évêque + clergé) sont disposés dans le voisinage immédiat de l'autel, dans le sanctuaire, ou chœur. Une cloison sépare le chœur de la partie centrale de l'église , puis ce fut un mur, avec simple porte. (6 et 7)
La disparition de la procession des offrandes, la diminution des communions, chants assurés par une chorale, lectures en latin contribuent également à la cléricalisation de l'eucharistie
dans l'occident catholique, et donc à l'éloignement du peuple au moment de la célébration .

1.2 QUE SE PASSE-T-IL CHEZ NOUS , À COUTANCES ?
St Ereptiole (Vè siècle), qui va construire une basilique : dédicace un certain 12 juillet, la veille des ides de juillet sous l'invocation de la ste Vierge (8)
Les 4 premières paroisses (Soulles, Ouville, Agon, et Pouppeville (Ste Marie du Mont)
Célébrations locales avec calices consacrés par l'évêque.
7 grandes fêtes (dès l'époque carolingienne) où tout le diocèse revient impérativement à la cathédrale : Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, dédicace de la Cathédrale, Assomption, et la fête de st Lô ( qui a lieu le 22 septembre). Ces 2 dernières fêtes sont les fêtes patronales de l'église-mère et du diocèse.
St Lô mentionné présent à certains conciles 533.538.549 né à Courcy, mais ce n'est pas sûr ! (9)
Geoffroy de Montbray
consécration de la cathédrale romane à Marie conçue sans péché ("fête es Normands") à une date non connue avec précision .l'immaculée conception ne deviendra un dogme dans l'Église qu'en 1854
"ecclesia cathedralis"
Comme toutes les autres églises épiscopales de France et d'ailleurs, notre cathédrale est encore appelée " ecclesia cathedralis " . Le nom commun "cathédrale" ne deviendra courant qu'à partir du XVIIème siècle( dans le Journal des Savants 1666)
On emploie également les termes de "ecclesia major", "ecclesia mater" : église-mère : certes le bâtiment où ont lieu les baptêmes, mais aussi la communauté vivante qui enfante des baptisés.
 
2. NOTRE CATHÉDRALE, DU XIIIè À NOS JOURS

2.1 GENERALITES GOTHIQUES ETERNELLES
2.2 LE LANGAGE DE FOI DANS LA CATHEDRALE DE COUTANCES
2.3 QUELLE EST LA VIE LITURGIQUE À COUTANCES ?

AVANT les généralités gothiques éternelles quelques rappels sur Roman et gothique
L'ARCHITECTURE ROMANE ET GOTHIQUE (10-11)
On peut noter que dès le XIè siècle , les premiers essais de croisée d'ogives ont lieu à Lessay, et à Durham, en Angleterre.
2.1 GENERALITES GOTHIQUES ETERNELLES
POUR COMPRENDRE UNE ÉGLISE GOTHIQUE, UNE CATHÉDRALE, TENTONS DE COMPRENDRE CE QUI A PU LA SUSCITER
UN ÉVÉNEMENT liturgique ET UN HOMME de foi:
L'ÉVÉNEMENT
En 1144, notre évêque, Algare, (évêque de 1131 à 1151 et sous l'épiscopat duquel sera fondé Hambye en 1145) ) est présent lors de la consécration du chœur de l'abbaye de St Denis : y sont présents Louis VII , Aliénor d'Aquitaine et les archevêques de Reims, Rouen, Sens , Canterbury, les évêques de Chartres, Soissons, Noyon, Coutances, Évreux, Therouane, Meaux, Senlis). Le roi de France est ainsi nommé : "christus domini" = l'oint du Seigneur. Lors de la consécration de St Denis, l'édifice et la liturgie , voulus par Suger, ont forcément impressionné fortement les présents …ce n'est pas Algare qui impulse le chantier de Coutances mais …….. .
L'HOMME
Qui a impulsé le chantier de St Denis ? C'est SUGER, l'abbé multicarte (homme d'état, négociateur, administrateur..) et ami du roi Louis VI, puis conseiller de Louis VII.
Suger est contemporain de st Bernard , mais ils ont une vision opposée de la vie chrétienne, en tout cas monastique : pour St Bernard , le cistercien , ce qui prime c'est l'austérité , l'ascétisme, la sobriété liturgique, des bâtiments sans ornementation aucune , pas de couleur dans les vitraux … "qu'est-ce que l'or a à faire dans le sanctuaire ?" C'est le souci de retrouver la pauvreté évangélique. Il a le culte du silence, il exclut les séculiers de la Maison de Dieu
Suger, au contraire, a une passion insatiable pour toutes les formes de beauté éclatantes, pour l'or, les émaux, le cristal, les mosaïques, perles et pierres précieuses. Dieu et le Christ méritent, ce qu 'il y a de mieux, de plus magnifique. Il est causeur infatigable, et il souhaite une foule nombreuse dans la Maison de Dieu Son biographe dira de lui qu'il était "joyeusement dévot et dévotement joyeux", lors des fêtes joyeuses comme Noël et Pâques
Et puis, Suger est influencé par des textes grecs d'un certain Denys, le pseudo-Aréopagite : il y trouve la confirmation de ce qu'il porte en lui : Dieu est " père des lumières " . La luminosité matérielle de l'œuvre d'art " illuminera " l'esprit des spectateurs d'une illumination spirituelle(12-13).
" Toute créature, visible ou invisible, est une lumière portée à l'existence par le Père des lumières … cette pierre ou ce morceau de bois est une lumière pour moi, elle existe selon ses propres règles de proportion elle ne peut transgresser son ordre ; je commence à me demander d'où la pierre tient les propriétés dont elle est investie , je suis mené au travers de toutes les choses jusqu'à cette cause de toutes les choses qui leur confère lieu, ordre, beauté, essence…
Chaque chose perceptible , qu'elle soit l'œuvre de l'homme ou naturelle, devient un symbole de ce qui n'est pas perceptible, une marche pour l'ascension vers le ciel. C'est ce qu'on appelle la voie anagogique ( littéralement : " la méthode conduisant vers le haut ")
" notre esprit peut s'élever à ce qui n'est pas matériel sous la conduite de ce qui l'est " Aux prophètes eux-mêmes, la Divinité et les vertus célestes n'apparaissaient jamais que sous une forme visible. Mais ceci n'est possible que parce que toutes les choses visibles sont des " lumières matérielles " qui reflètent les lumières " intelligibles " et, en définitive, la " vera lux " de Dieu lui-même .E.Panowski, p39
Consécration de 1144 : on y voit " resplendir toute l'église d'une merveilleuse lumière ininterrompue, répandue par les plus lumineuses fenêtres "
(pour st Bernard : Dieu est connu en tant qu'il est aimé)

St Bernard et Suger sont contemporains d'Abélard , un des maître de la scolastique à Paris, l'auteur du "sic et non".
Une nouvelle forme d'enseignement se fait jour : dans les écoles, on ne va plus faire seulement lecture de l'Ecriture Sainte accompagnée des commentaires et morale du maître mais les commentaires seront complétés par des "quaestiones" , celles du maître, mais aussi , grande nouveauté, celle des élèves. Le théologien cherche si, et en quoi, foi et raison concordent; la question est suivie d'une "disputatio",on argumente, on recherche une conclusion . Des livres de "sentences" reprennent tout cela par écrit ( cf Pierre Lombard), qui donneront naissance , dans un siècle, aux " Sommes théologiques " ( st Thomas d'Aquin).
St Thomas d'Aquin est contemporain notre cathédrale : come elle, il naît en 1208 et meurt en 1274, date qu 'on a longtemps prise pour la fin des travaux coutançais … ( en fait, la cathédrale était sans doute commencée avant 1208,et le chœur était terminé pour l'inhumation de Hugues de Morville, en 1238., mais il restait la façade et les porches latéraux).

Nous trouvons naturel qu'une thèse, ou un système de philosophie soient organisés selon des divisions, subdivisions susceptibles elles-mêmes d'être condensées en une table des matières. Ce type d'articulation systématique était absolument inconnu jusqu'à la scolastique . C'est seulement , semble-t-il dans la première partie du M-A que l'on divise les "livres" en "chapitres" numérotés. Et c'est seulement au XIII è qu'on organise les grands traités conformément à un plan d'ensemble pour que lecteur soit informé de la progression de la démarche . passion pour la clarification. La mise en versets de la Bible interviendra même plus tard.
On retrouve partout le même souci obsessionnel de division et de subdivision systématiques, de démonstration méthodique. En musique, on introduit la notation " proportionnelle ".
***ainsi on va chercher à exprimer la superstructure dans la forme des supports. Le pilier " composé " exprime chaque trait d'une superstructure gothique classique.

Tout cela est-il important pour nous ici à Coutances ? Oui, car la pensée scolastique est le fondement et le moteur de tout ce qui se crée, se pense à cette époque
En passant : tout ce souci de logique , c'est à Aristote que nous le devons : on découvre ses œuvres à partir du XIIè ( seulement).
la relation entre foi et raison peut être harmonieuse .
"La doctrine sacrée se sert aussi de la raison humaine non pour prouver la foi mais pour rendre clair ("manifestare") tout ce qui est avancé dans cette doctrine" (St Thomas d'Aquin ).
(trinité, Christ ressuscité qui conduit les hommes à Dieu, …Jérusalem céleste).
Comme toute église gothique, la construction gothique de Coutances, construite "raisonnablement", est non seulement toute en tension vers le ciel, vers la Jérusalem céleste, mais elle en est l'image, la réplique.., elle " manifeste " la Jérusalem céleste
Que vient faire la Jérusalem céleste ? c'est l'objectif de tout chrétien , le but ultime, le but de sa vie .terrestre, et ô bonheur, il peut en avoir un avant-goût dans une église , et surtout dans l'église cathédrale
On est en pleine "christianitas" : la cité terrestre (le monde transitoire), et la cité de Dieu ( le royaume de Dieu eschatologique ) tendent à se confondre. Alors que pour St Augustin , la distinction était claire. C'est que la pensée médiévale amalgame l'Église (Communauté de salut eschatologique ou Cité de Dieu) ) et la Société (vie temporelle ou cité Terrestre ) : La société et l'Église, conjointement, sont vécues comme une anticipation, sur la terre, du Royaume de Dieu.
   
2.2 LE LANGAGE DE FOI DANS LA CATHÉDRALE DE COUTANCES
 * La liturgie de la consécration (la dédicace) d'un église comporte quasiment tous les gestes du baptême :
- l'eau sur les murs ;
- les onctions d'huile sur les piliers (14)
- et les lumières ( fixées sur les piliers )
- eau : 3 fois le tour extérieur et intérieur (eau bénite)
- on lave l'autel + en faire 7 fois le tour ( " Asperges me ")
- eau répandue sur le pavement
- huile : 15 fois la table d'autel est ointe ( en son centre et aux quatre angles)
- huile répandue abondamment dessus.
- 12 onctions sur les murailles. "Tes rues Jérusalem, sont pavées d'or pur, alleluia , et de toutes tes maisons, un cri retentira : Alleluia "
- reliques scellées sous l'autel
- autel habillé de blanc
- la litanie des saints
et célébration de l'Eucharistie
Prière de Suger lors de la dédicace de St Denis :
" Par l'onction du St Chrême et la réception de la sainte eucharistie
tu as uni le matériel à l'immatériel, le corporel au spirituel ,
l'humain au divin .
Par ces bénédictions visibles, tu restaures invisiblement,
tu transformes même merveilleusement le royaume présent en royaume céleste
".
* Le portail : c'est Suger qui invente le portail à statues colonnes ; situé à l'ouest, si proche du monde des vivants , il est porte d'entrée du ciel. (15)
Chez nous, il était consacré à la vierge , nous dit Colmet-Daage
Le chiffre 3 s'impose : 3 portails
auxquels correspondent 3 nefs, 3 niveaux d'étages intérieurs, 3 niveaux de toit au chevet (16).
C'est d'une des galeries que les enfants de la maîtrise entonnaient le "Gloria laus", lors de la procession des rameaux
Porte St Lô : franchie seulement par l'évêque : à son intronisation,
Et lors de son inhumation (entrée du cercueil )
Le bénitier : se signer avec l'eau qui rappelle le baptême, une "purification" avant d'entrer dans le lieu saint ? (17)
   
* un plan cruciforme (18), croix du Christ à l'horizontale
ou la position de l'humain , bras écartés, collé au sol
Nef de 7 travées
L'enclos Notre-Dame
Le Perthuis Trouard

… mais dans plusieurs cathédrales , on abandonne le transept , pour mieux harmoniser le volume intérieur quelque peu encombré par cet élément transversal.(Bourges)

* une élévation générale , une traction vers le haut (anagogicus mos), vers la Jérusalem Céleste. Les dimensions de Coutances sont pourtant modestes.
La nef monte à 21 m
Au 1er étage de la Tour-lanterne, les visiteurs ont souvent l'impression d'être à 40, voire 50m du sol, alors qu'ils n'en sont qu 'à 22 m.
Les flèches de façades montent à 75m (+ 3 m de croix).
Les flèches normandes de cette époque sont très élégantes et ici, elles sont accompagnées des fameuses "fillettes". (dans les flèches, sont les cloches : angelus; offices)
Et la cathédrale est bâtie sur une colline, petite , certes, mais l'édifice est visible des routes de Montmartin , de Montpinchon…, de Chausey, ou de Jersey (par temps clair !).
La grosse pile (19) de la tour laisse bien voir la correspondance piliers et nervures.
*La tour lanterne, (20)
Placée verticalement au centre de la croix
On ne reste pas englué dans la glaise !

Passage du 4 au 8, et au cercle : 4 grosses piles ; un étage octogone ; l'oculus.=passage de l'humain au divin , en passant par Jésus-Christ
* le chiffre 4 = le terrestre, l'humain (l'eau, l'air, la terre, le feu; les 4 points cardinaux ...)
* le chiffre 8 = Jésus ressuscité, l'homme du "8"ème jour

* le cercle, (qui n'a ni début ni fin)= le divin, l'éternel

* 12 colonnes jumelles (21) qui soutiennent le chœur et plus précisément le sanctuaire , lieu de l'autel
* 12 colonnes monocylindriques (22) qui séparent le 1er déambulatoire du second
(à St Denis, chacune des 12 colonnes du chœur est posée juste au-dessus d'une des 12 colonnes de la crypte . Les Apôtres ont pour socles 12 prophètes (mineurs)

* polychromie(23) chapelle St Joseph(Trinité) et chapelle de la circata(24).


(23) La Trinité



(24) La Circata

(25) Le Jugement dernier
transept nord

(25) détail:
Le Christ juge

(25) détail: Les damnés

(25) détail :La Vierge suppliante
* VITRAUX . Le vitrail seul , vu de l'extérieur par exemple, est totalement "pauvre", c'est du verre coloré. Mais, traversé par la lumière du jour, il donne toute sa mesure qui peut varier selon les heures ou les saisons ( il paraît que le vitrail de St Lô, quand se lève le soleil d'été, vaut tous les paysages du monde ! encore faut-il être levé !)
Le thème des vitraux est souvent biblique . ils remplissent une fonction d'enseignement , à la portée de tous .
Ici, à Coutances, nos vitraux sont plutôt en lien avec le Nouveau Testament.

Jugement dernier : (25)
venez les bénis de mon Père …Mt 25 (vitrail du XVè)
On n'y voit pas le purgatoire. Certes, la notion existait sous la forme de l'adjectif, pour désigner des états "purgatoires", des périodes "purgatoires" , ces états intermédiaires qui suivaient la mort, où l'âme était sensée se purifier avant la vision béatifique de Dieu. Sous l'influence de st Bernard , on passe de l'idée d'un état à celle d'un lieu intermédiaire entre le ciel et l'enfer
L'enfant prodigue ( Lc, 15, 11-32) que nous appelons maintenant la parabole du Père très bon
des scènes de baptêmes sans doute tirées des Actes ( ?) (26)
Autre source : la vie des saints comme :
St Lô, ( Chœur, déambulatoire, façade, abside St Jean )(27)
Thomas Becket, St Georges (28), St Blaise,
St Marcouf,(29)
Mais aussi St Etienne, Ste Catherine,
Les évêques : Ereptiole, Geoffroy de Montbray, Hugues de Morville (8)
Et puis , bien sûr , la Sainte Vierge Marie ( fenêtres hautes du chœur, jugement dernier ) à la place d'honneur dans le sanctuaire. (30)
Le XIIIè siècle, influencé par l 'amour courtois, donnera un titre affectueux à Marie : " Notre-Dame ", les statues du XIIIè n'ont pas encore la grâce de Notre-Dame de Coutances, qui elle, est du XIVè : déhanchement.(31)

(28) transept nord détails
(29)
St Marcouf
(30) choeur:
la Vierge
(31)Vierge de marbre
(32) tympan porche sud
(33) tympan porche nord
Thomas Beckett et :saint Georges
(à lire de haut en bas)
du XIVè siècle

STATUES : peu nombreuses à l'intérieur (à Coutances)
Aux PORCHES : le Christ au tétramorphe ( au sud) Apocalypse , chap 4 et vision d'Ezechiel ( des vivants qui ont 4 faces )(32)
Et Marie, au porche nord,(33).

Absolument invisibles du sol, elles sont là "pour la gloire de Dieu":
Une femme normande , passage dans la galerie des Roses (34)
Petite chèvre au pied d'un clocheton en façade (35).

La cathédrale de Coutances est un lieu de pèlerinage à la Vierge très "coté ". Le livre des Miracula rapporte avec conviction nombre de miracles obtenus à Coutances , alors qu'ailleurs, on n'avait rien obtenu : lumières suspendues sans support, cheveu de la Vierge, puits d'"eau miraculeuse" (36)
   
2.3 NOUS VENONS DE PLANTER LE DÉCOR GOTHIQUE .
COMMENT Y CÉLÈBRE-T-ON ?

NB : je parlerai souvent de Latran IV , grand concile de 1215
   
Le baptistère (37) vient à l'intérieur de l'église , à partir du Moyen-Age. Il est situé tout près de l'entrée, au Nord ( le côté des ténèbres)(38). On pérégrine ensuite pour rejoindre le lieu de l'eucharistie (située vers l'est, le soleil levant) .
Le baptistère extérieur était souvent de forme octogonale (celui de Portbail (bien antérieur puisqu'il est du 6è siècle) est hexagonal. Pourquoi ?)
Généralisation du baptême des bébés. . Et abandon des baptêmes d'adultes : donner des fils à l'Église, " quam primum " plutôt que de chercher à vivre de son baptême. Il faudra attendre St Jean Eudes pour rappeler la richesse de ce sacrement (après le concile de Trente). Le rituel utilisé est celui du baptême pour les adultes, à peine adapté pour des bébés: les réponses sont faites par les parrains et marraines.
Il sera en vigueur jusqu'à Vatican II

 

CELEBRATION EUCHARISTIQUE

 
a) cette époque continue le regroupement de tous les dispositifs liés à la célébration eucharistique : autel, siège des ministres et des chanoines , pupitre des lecteurs,
tout est dans le chœur
+ siège de l'évêque(39)
ici : siège du Grand-Chantre ( le président du chapitre )(40)
et du grand vicaire
à l'intérieur d'une même église :perte de l'unité du lieu de culte , juxtaposition des célébrations, les laïcs font leurs dévotions dans la nef.
Tout le chœur est réservé aux Chanoines : offices réguliers du jour et de la nuit. De saints gens ! mais il a fallu beaucoup de rappels à l'ordre , notamment au concile de Latran IV . Eudes Rigaud (dominicain, archévêque de Rouen)viendra par 2 fois vérifier la mise en place des réformes dans toute la Normandie.
parfois de grand enfants : capables d'en arriver aux mains avec les Augustins de l'Hotel-Dieu en pleine célébration du Saint Sacrement en 1664.
Mais gens prudents et raisonnables : ils vont refuser à Mgr Geoffroy Herbert d'élever une flèche sur le dôme de la cathédrale ; la somme sera affectée à la construction de l'église St Pierre


construction de jubés (41) à partir du XIIè: "tentative" pour réduire la distance …
sur le mur à l'entrée du chœur, construction d'un pont : le jube ou pulpitum,
d'un grand crucifix ("ancêtre" de la poutre de gloire )
ce pupitre permet la proclamation - des lectures; le lecteur commence par cette demande adressée au célébrant : "jube domine, benedicere …." - et de l'homélie.
Le peuple ne pouvant voir l'intérieur du chœur, des autels sont disposés devant le jubé à l'intention des fidèles. Il s'ensuit 2 liturgies parallèles.


Pourquoi une séparation clercs/fidèles ? langue spécifique réservée aux clercs (le latin).
Aux clercs le sacré, aux laïcs le profane.
Séparation Clercs/ fidèles : dans l'Antiquité, les chrétiens attachaient le plus grand prix à l'Eucharistie comme signe de l'unité, convoquant le peuple chaque dimanche à une seule Eucharistie, sur un autel.
b) cette époque continue la multiplication des autels et, en conséquence, aménagement de chapelles latérales ( non prévues dans le tout premier chantier gothique)(42)
culte des saints : célébrations de messes en leur honneur (ils sont des intermédiaires accessibles ) 14 chapelles dans la nef et 7 dans le déambulatoire, dédiées chacune à un saint.
messes pour les défunts (cf idée de Purgatoire), et incitation au commerce des indulgences (qui permettaient de raccourcir la durée du séjour au Purgatoire…)
pratiques des messes privées (compensations pénitentielles faites en remplacement de jours de jeûne, de pélerinages...)
La communauté est tellement absente qu'il suffit d'un enfant de chœur pour "répondre" la messe . Ce qu'ont encore fait beaucoup de coutançais dans cette salle, et qui n'en sont pas morts !
Naissance de la paroisse St Nicolas en 1251, après conflit entre le chapître et les habitants : ceux-ci voulaient continuer à célébrer dans la cathédrale, sur l'autel St Nicolas; ceux-là souhaitaient que ces habitants édifient une église pour leur propre usage , "hors les murs" .
Aménagement des retables(43), à partir du XIIè, représentant 5 scènes de la Passion (parfois 7).
P68 Bouyer : le retable est souvent construit pour lui-même (l'autel étant réduit à un prétexte).Celui-ci n'est pas à sa place originelle (inconnue).
La Réserve eucharistique est en général déposée dans des armoires aménagées dans les murs du chœur.
À partir du XIIIè on édifie des armoires-tour richement sculptées.
Dans une cathédrale, il n'y a jamais de tabernacle sur l'autel (44).
C'est au Moyen-Age qu'apparaissent les "manipulations" de la coupe, du calice , au moment du récit de l'institution, puis les signes de croix, puis les élévations, (la 2nde étant antérieure à la première), les génuflexions.
Latran IV définit la Transsubstantiation : Jésus est présent dans le pain : La présence réelle
On ne participe pas. On ne fait que regarder (cas de figure totalement inconnu dans l'antiquité).
L'attention portée aux faits et gestes des officiants constitue en fait une compensation à un manque de participation véritable.
Le culte du Saint sacrement est une compensation à la non-participation des chrétiens à l'Eucharistie.
   
CONSTRUCTION DE CHAIRES A PRECHER , en lien avec les courants réformateurs , comme les frères prêcheurs.(Dominicains, franciscains)
Latran IV fait obligation à l'évêque de prêcher lui-même ou d'instituer des prédicateurs spécialement préparés
Les Dominicains s'installent à Coutances en 1232 à la demande d'Hugues de Morville. Construction de l'Aqueduc ( de l'Ecoulanderie à leur couvent). La formation du peuple était sommaire. Celle des clercs aussi.
Le banc d'œuvre (la chaire étant dans la nef, les célébrants s'en rapprochent au moment du sermon et prennent place dans un banc qui leur est réservé).
Les séminaires ne seront institués qu'après le Concile de Trente (1562-1566).
La chaire de Coutances(du XVIIIè) a été vendue par Mgr Guérard au début du XXè ; elle est visible dans l'église de Crépon dans le Calvados. Cette chaire avait servi aux orateurs de la Révolution (45).
Les dévotions des fidèles : Pèlerinage à Marie, à Notre-Dame du Puits
et Culte des reliques
Voir le Livre des Miracula lire passage de Pigeon
Pigeon p 97 :cierges
Pigeon p109 : puits(46)
+ cheveu de la Vierge
le chemin de croix , processions dans la cathédrale, lors du Carême (14 stations) (47)
SACREMENT DE RECONCILIATION Confessionnal (48): meuble qui apparaît après le concile de Trente, pour le sacrement du pardon (et plus spécialement pour confesser les femmes ) ( St Charles Borromée ).
Au XIIIè, Latran IV rend obligatoire la confession auriculaire ; au moins une fois par an, à son curé (sauf dispense exceptionnelle et autorisation du dit curé) ;
On passe de aveu-conversion(pénitence)-pardon( avant le XIIIè)
à: aveu-pardon-conversion(pénitence).
Latran IV rend également obligatoire la communion au moins une fois par an, (à Pâques) à son curé (la vérification est ainsi possible).
D'où l'obligation de faire ses Pâques qui va perdurer jusqu'à nos parents (ou grand-parents).
   
== Cimetière : dans la cathédrale, la tombe la plus illustre est celle de Hugues de Morville.
celle de Geoffroy de Montbray divise les spécialistes: " in stillicidio ecclesiae" = sous la "gouttière" de l'église ...?
+ enfants de la maîtrise, + chapelains, + custos (sacristain) .
Beaucoup de coutançais présents se souviennent qu'ils ont été baptisés à St Pierre ou fait leur communion à St Nicolas … et s'y être mariés..
Notre cathédrale est église paroissiale depuis 1945, après la guerre , où elle a vraiment failli disparaître….il s'en est fallu de peu ! (49)
Église de la paroisse Notre-Dame de Coutances, certes, mais aussi église de l'évêque : Mgr y est toujours chez lui. Quand il est présent, c'est lui qui préside nécessairement la célébration.
La communauté chrétienne qui est à Coutances y vit maintenant des célébrations paroissiales telles que baptêmes, mariages, inhumations, messes du dimanche.
Nous sommes toujours une communauté vivante, d'ailleurs en train de s'agrandir, qui se doit d'être une église-mère, qui se doit de faire naître des personnes à la foi ( et de les nourrir ensuite ! ) (50)
Dans nos célébrations liturgiques, nous sommes maintenant marqués par la révolution qu'a représenté Vatican II. .
C'est ce que le père Jean Rochelle va vous faire découvrir maintenant , dans la cathédrale elle-même.
Agnès LEMESLE
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