|
les numéros
gras entre parenthèses renvoient aux illustrations en marge
Par Agnès Lemesle
AMIS
DE LA CATHEDRALE
|
Dimanche
9 février 2003, à la Maison Diocésaine
|
|
|
|
La
cathédrale, uvre de foi.
|
La
cathédrale est une uvre de foi :une uvre réalisée
PAR la foi, une uvre réalisée POUR la foi.
La foi en question est la foi CHRETIENNE catholique . Nous ne
sommes donc pas devant une synagogue, une mosquée, encore
moins devant une caserne, une usine, une gare , une mairie
Cathédrale, église, abbatiale, chapelle, : des termes
qui définissent des bâtiments que l'homme chrétien
fréquente , utilise dans un objectif religieux, et le plus
souvent liturgique : ce sont des lieux prévus conçus
pour le rassemblement des membres de l'Église qui y célèbrent,
qui y font peuple.
La
communion au Dieu vivant se réalise et s'exprime communautairement
dans la liturgie, sommet de la vie de l'Église, et source
de cette vie. (Metzger)
Et l'Église , nous dit l'étymologie, c'est "l'assemblée
des convoqués". les "convoqués" en
question, le peuple des baptisés, sont, quand ils sont
rassemblés, le Sacrement de Jésus-Christ : ce sont
eux et non le bâtiment qui sont la "demeure" ,
le signe toujours vivant de la présence réelle de
Jésus-Christ ressuscité dans le monde . Un chrétien
ne vit jamais sa foi tout seul . Les chrétiens sont gens
qui se rassemblent
|
La
liturgie
Dans les Églises de langue grecque, la Divine liturgie
c'est la célébration eucharistique.
En occident et en latin ecclésiastique , le mot "liturgia"
n'est en usage que depuis la fin du XVIè siècle
( c'est la transcription du grec "leitourgia". qui ,
initialement , désignait "travail pour le peuple",
une sorte de "service public").
Au XVIIIè , le mot est utilisé pour désigner
l'ensemble des actes du culte de l'Église ( il remplace
les mots "ritus ecclesiae", "ritus sacri"
, "divina officia"..
Au XIXé , il désigne l'ensemble de l'activité
cultuelle de l'Église catholique , en tant que le chrétien
exprime et rend présente l'économie du salut. Les
dévotions sont exclues de cette acception.
La liturgie est l'actualisation de la Nouvelle Alliance. L'uvre
de salut a été accomplie par le Christ
elle est continuée par l'Église
et elle se réalise dans les sacrements.
La liturgie eucharistique est source et sommet de la vie chrétienne.
D'où
la nécessité d'un bâtiment spécial
pour l'assemblée des convoqués qui célèbrent.
Quand les "convoqués" étaient peu nombreux
, un domicile particulier pouvait suffire. Par exemple, la maison
de Doura-Europos :
on célébrait l'Eucharistie (en fait la fraction
du pain)
et les baptêmes, qu'on célébrait aussi dans
l'eau courante.
Les chrétiens, n'étant pas vraiment admis dans la
société juive ou sous domination romaine, avaient
plutôt intérêt à rester discrets pour
éviter les persécutions
Avec la conversion de Constantin, et son baptême qui donne
un empereur chrétien à la tête de l'empire
romain, les chrétiens vont pouvoir vivre leur foi et se
rassembler au grand jour et même officiellement (313, édit
de Milan).
Je voudrais vous montrer que notre cathédrale du XIIIè
ne part pas de rien :
|
1
. Elle est comme toutes les églises, tributaire de ce
qui l'a précédée
----> 1. DES 1ERS SIÈCLES AU XIIIÈ
1.1
GENERALITES " OCCIDENTALES "
1.2 QUE SE PASSE-T-IL CHEZ NOUS , À COUTANCES ?
2
Et vous montrer tout ce qui est apport du XIIIè , et des
siècles suivants
----> 2. NOTRE CATHÉDRALE, DU XIIIè À
NOS JOURS
|
2.1
GENERALITES GOTHIQUES "ETERNELLES"
2.2 LE LANGAGE DE FOI DANS LA CATHEDRALE DE COUTANCES
2.3 QUELLE EST LA VIE LITURGIQUE À COUTANCES ? |
1.1.
GENERALITES " OCCIDENTALES "
1.1.1 DEUX INFLUENCES SUR LE LIEU LITURGIQUE CHRÉTIEN :
LA SYNAGOGUE
LA BASILIQUE ROMAINE
De
la synagogue (2) et de son aménagement on
retiendra :
· l'orientation du bâtiment. La synagogue est tournée
vers Jérusalem, et plus précisément vers
le Temple, et surtout vers le Saint des Saints ; les synagogues
de Jérusalem sont orientées vers le Temple
· 2 foyers de liturgie : l'armoire de la Torah et la chaire
de Moïse + banc des Anciens(le bêma , pupitre des lectures,
tournée vers l'armoire de la Torah ) .
De
la basilique civile romaine(3), on retiendra sa
structure :
c'est une grande salle couverte,
Ouverte sur la rue,
élargissable par adjonction de nefs latérales
C'est une sorte de grand hall ouvert à toutes sortes d'activités
et notamment la justice
doté d'une abside dans laquelle la cathèdre du juge
trouve place.
Quand celui-ci siège, il est séparé du peuple
par une barrière. Le peuple est "au-delà de
la barrière" ("trans-saepta").
L'EDIFICE
CHRETIEN qui va voir le jour après l'édit de Milan,
313, est marqué par ces 2 constructions ; on y introduit
des éléments qu'on va retrouver dans toute église,
y compris dans notre cathédrale , puisque ce sont des points
liés à la foi au Christ
· l' orientation :l'abside est tournée vers l'Est,
vers l'Orient géographique : elle est "orientée"
, côté soleil levant "sol oriens"( et non
vers Jérusalem, la ville terrestre) . C'est vers l'Est
que le Christ est monté aux cieux et c'est de là
qu 'il reviendra. Il reviendra de la Jérusalem céleste,
cette fois. La voûte de l'abside symbolise le ciel, par
sa forme et sa décoration.
· la célébration chrétienne fait mémoire
du dernier repas de Jésus, elle va comporter 1 pôle
nouveau à l'intérieur du même lieu
1er pôle : celui de la Parole proclamée à
l'ambon - bêma (comme dans la synagogue)
2ème pôle : celui du repas eucharistique, célébré
à l'autel (c'est là une nouveauté).
L'emplacement
de ces 2 pôles va varier pour en arriver à ce que
nous connaissons aujourd'hui : dans la cathédrale, ils
sont actuellement regroupés sous la tour-lanterne, ce qui
est un retour aux origines du christianisme.
Notons que dans cet exposé je ne parlerai pas du lieu du
baptême : il se déroule dans un édifice annexe
, hors de l'église . je ne traite pas d'une église
"paroissiale" , car seul l'évêque préside
l'Eucharistie et c'est vers le IIIè siècle qu'il
va déléguer aux prêtres la possibilité
de célébrer l'Eucharistie et de baptiser .
Le bâtiment qui rassemble le peuple de Dieu Église
s'appelle "église ", avec la 2nde moitié
du IIIè siècle. Avant, on parle de Maison de prière,
de maison de Dieu. St Augustin précise "vous êtes
la maison de Dieu". On employait également le terme
"Kyriakon dominicum" qui donnera les mots Kirsche, et
church.
|
Avant
les basiliques romaines chrétiennes , voyons une église
syrienne orientale(4) .
Nous y voyons que le christianisme est encore marqué par
le judaïsme:
a)Lectures
et prières : Tout se passe au bêma, au centre de
la nef (Bouyer p.28)
Entre
le bêma et l'abside : l'arche , avec voiles et chandeliers
(= survivance juive)
Entre
le bêma et le mur ouest : le siège de l'évêque
( l'ex-chaire de Moïse) et les prêtres chrétiens
assis, eux aussi
b)
l'autel lui, est situé à l'extrémité
visible de l'axe orienté de l'église , près
du mur oriental , ou de l'abside (Bouyer p.32)
Déroulement
habituel de la célébration chrétienne dans
une église syrienne de cette époque :
· Temps des lectures et prières autour du bêma
· Puis : tout le clergé, emmenant avec lui les offrandes
des fidèles, s'en va vers l'Orient , et l'assistance se
rassemble autour de l'autel, pour le repas eucharistique. ( il
n'y a pas d'autres sièges que ceux du clergé). Les
fidèles forment un groupe non statique, mobile , participant.
Le clergé célèbre au milieu des fidèles.
C'est un culte d'assemblée.
Une
des raisons pour lesquelles, ambon/ Bêma/Arche sont regroupés
, c'est pour permettre la participation des femmes . Non par féminisme
novateur mais parce que, dès le début de l'Église
chrétienne, les femmes sont associées au "sacerdoce
royal" du peuple saint ( en Israël, seuls les hommes
avaient part à cette prêtrise commune de tout le
peuple saint ). Les femmes prennent part entière au culte
public. Mais, elles ont séparées des hommes ; elles
n'ont pas accès au ministère de lecture de la Parole,
ni à celui de guider la prière publique, ni bien
sûr à celui de guider la prière eucharistique.
Ce
que nous venons de voir est syrien.
Dans les basiliques romaines
on procède autrement :
le
siège est amené au centre de l'abside.
Il prend la place de l'autel !
Avec le côté officiel donné au christianisme
, le siège de l'évêque devient un "trône",
le siège d'honneur d'un haut dignitaire. Les chefs chrétiens
vont être considérés (pour la 1ère
fois) comme des autorités au-dessus de l'Église,
et au-delà d'elle. Les prêtres sont comme des fonctionnaires.
Cela induit une séparation inconnue jusqu'alors dans le
christianisme primitif ( et dans la synagogue) : une simple barrière
( ou " cancel ", " chancel " ) délimite
l'espace réservé aux clercs.
Et l'autel se trouve situé SOIT entre l'évêque
et l'assemblée, ou SOIT dans la nef, entouré des
fidèles .
Un
espace est réservé aux ministres, il est délimité
par des "chancels".
Dans
la nef, des cloisons séparent les hommes des femmes (on
entre par des portes séparées).(5)
|
1.1.2
APPORTS AU FIL DES SIÈCLES
Dès
Grégoire le Grand (598-614 ?) , des changements expliquent
le déplacement de l'autel :
a) à Rome, on amènera l'autel juste au-dessus
du tombeau de Pierre
(désir croissant d'associer la célébration
eucharistique au culte des martyrs)
b) l'autel est placé, dès la construction, sur
le tombeau même du saint juif ou chrétien, le culte
des débuts est collectif .
A
l'époque constantinienne, les fidèles sont de
plus en plus nombreux, mais communient de moins en moins (St
Jean Chrysostome s'en plaint) . Dans cette optique, le pape
doit-il se déplacer vers un lointain autel au milieu
d'une nef presque vide... ? D'où : instauration d'une
célébration simplifiée, plus rationnelle,
en contact direct avec moines et clercs, sur un autel ramené
près du siège de l'évêque.
c) Peu à peu , seule une élite suit régulièrement
la station papale solennelle (au pire, au Moyen-Age, la communion
des fidèles disparaîtra complètement de
la messe papale).
d)
Grégoire le Grand met sur pied des communautés
monastiques pour célébrer chaque jour à
la place du peuple chrétien ( plutôt qu'en faveur
du peuple).
On assiste à une cléricalisation progressive
qui influence les plans des églises en Europe : ambon, sièges
(évêque + clergé) sont disposés dans
le voisinage immédiat de l'autel, dans le sanctuaire, ou
chur. Une cloison sépare le chur de la partie
centrale de l'église , puis ce fut un mur, avec simple porte.
(6 et 7)
La disparition de la procession des offrandes, la diminution des
communions, chants assurés par une chorale, lectures en latin
contribuent également à la cléricalisation
de l'eucharistie
dans l'occident catholique, et donc à l'éloignement
du peuple au moment de la célébration .
|
1.2
QUE SE PASSE-T-IL CHEZ NOUS , À COUTANCES ?
St
Ereptiole (Vè siècle), qui va construire une
basilique : dédicace
un certain 12 juillet, la veille des ides de juillet sous l'invocation
de la ste Vierge (8)
Les
4 premières paroisses (Soulles, Ouville, Agon, et Pouppeville
(Ste Marie du Mont)
Célébrations locales avec calices consacrés
par l'évêque.
7
grandes fêtes (dès l'époque carolingienne)
où tout le diocèse revient impérativement
à la cathédrale : Noël, Pâques, Ascension,
Pentecôte, dédicace de la Cathédrale, Assomption,
et la fête de st Lô ( qui a lieu le 22 septembre).
Ces 2 dernières fêtes sont les fêtes patronales
de l'église-mère et du diocèse.
St
Lô mentionné présent à certains
conciles 533.538.549 né à Courcy, mais ce n'est
pas sûr ! (9)
Geoffroy
de Montbray
consécration de la cathédrale romane à Marie
conçue sans péché ("fête es Normands")
à une date non connue avec précision .l'immaculée
conception ne deviendra un dogme dans l'Église qu'en 1854
"ecclesia
cathedralis"
Comme toutes les autres églises épiscopales de France
et d'ailleurs, notre cathédrale est encore appelée
" ecclesia cathedralis " . Le nom commun "cathédrale"
ne deviendra courant qu'à partir du XVIIème siècle(
dans le Journal des Savants 1666)
On emploie également les termes de "ecclesia major",
"ecclesia mater" : église-mère : certes
le bâtiment où ont lieu les baptêmes, mais
aussi la communauté vivante qui enfante des baptisés.
|
|
2.
NOTRE CATHÉDRALE, DU XIIIè À NOS JOURS
2.1
GENERALITES GOTHIQUES ETERNELLES
2.2 LE LANGAGE DE FOI DANS LA CATHEDRALE DE COUTANCES
2.3 QUELLE EST LA VIE LITURGIQUE À COUTANCES ?
AVANT
les généralités gothiques éternelles
quelques rappels sur Roman et gothique
|
L'ARCHITECTURE
ROMANE ET GOTHIQUE (10-11)
On
peut noter que dès le XIè siècle , les premiers
essais de croisée d'ogives ont lieu à Lessay, et
à Durham, en Angleterre.
2.1
GENERALITES GOTHIQUES ETERNELLES
POUR
COMPRENDRE UNE ÉGLISE GOTHIQUE, UNE CATHÉDRALE,
TENTONS DE COMPRENDRE CE QUI A PU LA SUSCITER
UN ÉVÉNEMENT liturgique ET UN HOMME de foi:
L'ÉVÉNEMENT
En 1144, notre évêque, Algare, (évêque
de 1131 à 1151 et sous l'épiscopat duquel sera fondé
Hambye en 1145) ) est présent lors de la consécration
du chur de l'abbaye de St Denis : y sont présents
Louis VII , Aliénor d'Aquitaine et les archevêques
de Reims, Rouen, Sens , Canterbury, les évêques de
Chartres, Soissons, Noyon, Coutances, Évreux, Therouane,
Meaux, Senlis). Le roi de France est ainsi nommé : "christus
domini" = l'oint du Seigneur. Lors de la consécration
de St Denis, l'édifice et la liturgie , voulus par Suger,
ont forcément impressionné fortement les présents
ce n'est pas Algare qui impulse le chantier de Coutances
mais
.. .
L'HOMME
Qui a impulsé le chantier de St Denis ? C'est SUGER,
l'abbé multicarte (homme d'état, négociateur,
administrateur..) et ami du roi Louis VI, puis conseiller de Louis
VII.
Suger est contemporain de st Bernard , mais ils ont une vision
opposée de la vie chrétienne, en tout cas monastique
: pour St Bernard , le cistercien , ce qui prime c'est l'austérité
, l'ascétisme, la sobriété liturgique, des
bâtiments sans ornementation aucune , pas de couleur dans
les vitraux
"qu'est-ce que l'or a à faire dans
le sanctuaire ?" C'est le souci de retrouver la pauvreté
évangélique. Il a le culte du silence, il exclut
les séculiers de la Maison de Dieu
Suger, au contraire, a une passion insatiable pour toutes les
formes de beauté éclatantes, pour l'or, les émaux,
le cristal, les mosaïques, perles et pierres précieuses.
Dieu et le Christ méritent, ce qu 'il y a de mieux, de
plus magnifique. Il est causeur infatigable, et il souhaite une
foule nombreuse dans la Maison de Dieu Son biographe dira de lui
qu'il était "joyeusement dévot et dévotement
joyeux", lors des fêtes joyeuses comme Noël et
Pâques
Et
puis, Suger est influencé par des textes grecs d'un certain
Denys, le pseudo-Aréopagite : il y trouve la confirmation
de ce qu'il porte en lui : Dieu est " père des lumières
" . La luminosité matérielle de l'uvre
d'art " illuminera " l'esprit des spectateurs d'une
illumination spirituelle(12-13).
"
Toute créature, visible ou invisible, est une lumière
portée à l'existence par le Père des lumières
cette pierre ou ce morceau de bois est une lumière
pour moi, elle existe selon ses propres règles de proportion
elle ne peut transgresser son ordre ; je commence à me
demander d'où la pierre tient les propriétés
dont elle est investie , je suis mené au travers de toutes
les choses jusqu'à cette cause de toutes les choses qui
leur confère lieu, ordre, beauté, essence
Chaque chose perceptible , qu'elle soit l'uvre de l'homme
ou naturelle, devient un symbole de ce qui n'est pas perceptible,
une marche pour l'ascension vers le ciel. C'est ce qu'on appelle
la voie anagogique ( littéralement : " la méthode
conduisant vers le haut ")
"
notre esprit peut s'élever à ce qui n'est pas matériel
sous la conduite de ce qui l'est " Aux prophètes eux-mêmes,
la Divinité et les vertus célestes n'apparaissaient
jamais que sous une forme visible. Mais ceci n'est possible que
parce que toutes les choses visibles sont des " lumières
matérielles " qui reflètent les lumières
" intelligibles " et, en définitive, la "
vera lux " de Dieu lui-même .E.Panowski, p39
Consécration
de 1144 : on y voit " resplendir toute l'église d'une
merveilleuse lumière ininterrompue, répandue par
les plus lumineuses fenêtres "
(pour st Bernard : Dieu est connu en tant qu'il est aimé)
St Bernard et Suger sont contemporains d'Abélard , un des
maître de la scolastique à Paris, l'auteur du "sic
et non".
Une nouvelle forme d'enseignement se fait jour : dans les écoles,
on ne va plus faire seulement lecture de l'Ecriture Sainte accompagnée
des commentaires et morale du maître mais les commentaires
seront complétés par des "quaestiones"
, celles du maître, mais aussi , grande nouveauté,
celle des élèves. Le théologien cherche si,
et en quoi, foi et raison concordent; la question est suivie d'une
"disputatio",on argumente, on recherche une conclusion
. Des livres de "sentences" reprennent tout cela par
écrit ( cf Pierre Lombard), qui donneront naissance , dans
un siècle, aux " Sommes théologiques "
( st Thomas d'Aquin).
St Thomas d'Aquin est contemporain notre cathédrale : come
elle, il naît en 1208 et meurt en 1274, date qu 'on a longtemps
prise pour la fin des travaux coutançais
( en fait,
la cathédrale était sans doute commencée
avant 1208,et le chur était terminé pour l'inhumation
de Hugues de Morville, en 1238., mais il restait la façade
et les porches latéraux).
Nous trouvons naturel qu'une thèse, ou un système
de philosophie soient organisés selon des divisions, subdivisions
susceptibles elles-mêmes d'être condensées
en une table des matières. Ce type d'articulation systématique
était absolument inconnu jusqu'à la scolastique
. C'est seulement , semble-t-il dans la première partie
du M-A que l'on divise les "livres" en "chapitres"
numérotés. Et c'est seulement au XIII è qu'on
organise les grands traités conformément à
un plan d'ensemble pour que lecteur soit informé de la
progression de la démarche . passion pour la clarification.
La mise en versets de la Bible interviendra même plus tard.
On retrouve partout le même souci obsessionnel de division
et de subdivision systématiques, de démonstration
méthodique. En musique, on introduit la notation "
proportionnelle ".
***ainsi on va chercher à exprimer la superstructure dans
la forme des supports. Le pilier " composé "
exprime chaque trait d'une superstructure gothique classique.
Tout
cela est-il important pour nous ici à Coutances ? Oui,
car la pensée scolastique est le fondement et le moteur
de tout ce qui se crée, se pense à cette époque
En passant : tout ce souci de logique , c'est à Aristote
que nous le devons : on découvre ses uvres à
partir du XIIè ( seulement).
la
relation entre foi et raison peut être harmonieuse .
"La doctrine sacrée se sert aussi de la raison humaine
non pour prouver la foi mais pour rendre clair ("manifestare")
tout ce qui est avancé dans cette doctrine" (St Thomas
d'Aquin ).
(trinité, Christ ressuscité qui conduit les hommes
à Dieu,
Jérusalem céleste).
Comme
toute église gothique, la construction gothique de Coutances,
construite "raisonnablement", est non seulement toute
en tension vers le ciel, vers la Jérusalem céleste,
mais elle en est l'image, la réplique.., elle " manifeste
" la Jérusalem céleste
Que
vient faire la Jérusalem céleste ? c'est l'objectif
de tout chrétien , le but ultime, le but de sa vie .terrestre,
et ô bonheur, il peut en avoir un avant-goût dans
une église , et surtout dans l'église cathédrale
On est en pleine "christianitas" : la cité terrestre
(le monde transitoire), et la cité de Dieu ( le royaume
de Dieu eschatologique ) tendent à se confondre. Alors
que pour St Augustin , la distinction était claire. C'est
que la pensée médiévale amalgame l'Église
(Communauté de salut eschatologique ou Cité de Dieu)
) et la Société (vie temporelle ou cité Terrestre
) : La société et l'Église, conjointement,
sont vécues comme une anticipation, sur la terre, du Royaume
de Dieu.
|
|
|
2.2
LE LANGAGE DE FOI DANS LA CATHÉDRALE DE COUTANCES
* La
liturgie de la consécration (la dédicace) d'un église
comporte quasiment tous les gestes du baptême :
- l'eau sur les murs ;
- les onctions d'huile sur les piliers (14)
- et les lumières ( fixées sur les piliers )
-
eau : 3 fois le tour extérieur et intérieur (eau
bénite)
- on lave l'autel + en faire 7 fois le tour ( " Asperges
me ")
- eau répandue sur le pavement
- huile : 15 fois la table d'autel est ointe ( en son centre et
aux quatre angles)
- huile répandue abondamment dessus.
|
-
12 onctions sur les murailles. "Tes rues Jérusalem,
sont pavées d'or pur, alleluia , et de toutes tes maisons,
un cri retentira : Alleluia "
-
reliques scellées sous l'autel
- autel habillé de blanc
- la litanie des saints
et célébration de l'Eucharistie
Prière de Suger lors de la dédicace de St Denis
:
" Par l'onction du St Chrême et la réception
de la sainte eucharistie
tu as uni le matériel à l'immatériel, le
corporel au spirituel ,
l'humain au divin .
Par ces bénédictions visibles, tu restaures invisiblement,
tu transformes même merveilleusement le royaume présent
en royaume céleste".
|
*
Le
portail : c'est Suger qui invente le portail à statues
colonnes ; situé à l'ouest, si proche du monde des
vivants , il est porte d'entrée du ciel. (15)
Chez nous, il était consacré à la vierge
, nous dit Colmet-Daage
Le chiffre 3 s'impose : 3 portails
auxquels correspondent 3 nefs, 3 niveaux d'étages intérieurs,
3 niveaux de toit au chevet (16).
C'est d'une des galeries que les enfants de la maîtrise
entonnaient le "Gloria laus", lors de la procession
des rameaux
Porte St Lô : franchie seulement par l'évêque
: à son intronisation,
Et lors de son inhumation (entrée du cercueil )
Le bénitier : se signer avec l'eau qui rappelle
le baptême, une "purification" avant d'entrer
dans le lieu saint ? (17)
|
|
|
*
un
plan cruciforme (18), croix du Christ à l'horizontale
ou la position de l'humain , bras écartés, collé
au sol
Nef de 7 travées
L'enclos Notre-Dame
Le Perthuis Trouard
mais dans plusieurs cathédrales , on abandonne le transept
, pour mieux harmoniser le volume intérieur quelque peu
encombré par cet élément transversal.(Bourges)
|
*
une élévation générale , une
traction vers le haut (anagogicus mos), vers la Jérusalem
Céleste. Les dimensions de Coutances sont pourtant modestes.
La nef monte à 21 m
Au
1er étage de la Tour-lanterne, les visiteurs ont souvent
l'impression d'être à 40, voire 50m du sol, alors
qu'ils n'en sont qu 'à 22 m.
Les
flèches de façades montent à 75m (+ 3 m de
croix).
Les flèches normandes de cette époque sont très
élégantes et ici, elles sont accompagnées
des fameuses "fillettes". (dans les flèches,
sont les cloches : angelus; offices)
Et
la cathédrale est bâtie sur une colline, petite ,
certes, mais l'édifice est visible des routes de Montmartin
, de Montpinchon
, de Chausey, ou de Jersey (par temps clair
!).
La
grosse pile (19) de la tour laisse bien voir la correspondance
piliers et nervures.
|
*La
tour lanterne, (20)
Placée verticalement au centre de la croix
On ne reste pas englué dans la glaise !
Passage du 4 au 8, et au cercle : 4 grosses piles ; un
étage octogone ; l'oculus.=passage de l'humain au divin
, en passant par Jésus-Christ
* le chiffre 4 = le terrestre, l'humain (l'eau, l'air, la terre,
le feu; les 4 points cardinaux ...)
* le chiffre 8 = Jésus ressuscité, l'homme du
"8"ème jour
*
le cercle, (qui n'a ni début ni fin)= le divin, l'éternel
|
*
12
colonnes jumelles (21) qui soutiennent le chur
et plus précisément le sanctuaire , lieu de l'autel
* 12 colonnes monocylindriques (22) qui séparent
le 1er déambulatoire du second
(à St Denis, chacune des 12 colonnes du chur est
posée juste au-dessus d'une des 12 colonnes de la crypte
. Les Apôtres ont pour socles 12 prophètes
(mineurs)
*
polychromie(23) chapelle St Joseph(Trinité) et chapelle
de la circata(24).
|

(23) La Trinité
|
(24)
La Circata
|
(25)
Le Jugement dernier
transept nord
|

(25)
détail:
Le Christ juge
|
(25) détail: Les damnés
|
(25) détail :La Vierge suppliante
|
*
VITRAUX . Le vitrail seul , vu de l'extérieur par exemple,
est totalement "pauvre", c'est du verre coloré.
Mais, traversé par la lumière du jour, il donne
toute sa mesure qui peut varier selon les heures ou les saisons
( il paraît que le vitrail de St Lô, quand se lève
le soleil d'été, vaut tous les paysages du monde
! encore faut-il être levé !)
Le thème des vitraux est souvent biblique . ils remplissent
une fonction d'enseignement , à la portée de tous
.
Ici, à Coutances, nos vitraux sont plutôt en lien
avec le Nouveau Testament.
Jugement dernier : (25)
venez les bénis de mon Père
Mt 25 (vitrail
du XVè)
On
n'y voit pas le purgatoire. Certes, la notion existait sous la
forme de l'adjectif, pour désigner des états "purgatoires",
des périodes "purgatoires" , ces états
intermédiaires qui suivaient la mort, où l'âme
était sensée se purifier avant la vision béatifique
de Dieu. Sous l'influence de st Bernard , on passe de l'idée
d'un état à celle d'un lieu intermédiaire
entre le ciel et l'enfer
L'enfant prodigue ( Lc, 15, 11-32) que nous appelons maintenant
la parabole du Père très bon
des
scènes de baptêmes sans doute tirées des
Actes ( ?) (26)
Autre source : la vie des saints comme :
St Lô, ( Chur, déambulatoire, façade,
abside St Jean )(27)
Thomas Becket, St Georges (28), St Blaise,
St Marcouf,(29)
Mais aussi St Etienne, Ste Catherine,
Les évêques : Ereptiole, Geoffroy de Montbray, Hugues
de Morville (8)
Et
puis , bien sûr , la Sainte Vierge Marie (
fenêtres hautes du chur, jugement dernier ) à
la place d'honneur dans le sanctuaire. (30)
Le XIIIè siècle, influencé par l 'amour courtois,
donnera un titre affectueux à Marie : " Notre-Dame
", les statues du XIIIè n'ont pas encore la grâce
de Notre-Dame de Coutances, qui elle, est du XIVè : déhanchement.(31)
|
|
 |
|
|
|
|
|
(28)
transept nord détails
|
(29)
St Marcouf
|
(30)
choeur:
la Vierge
|
(31)Vierge
de marbre
|
(32)
tympan porche
sud
|
(33)
tympan porche nord
|
Thomas Beckett
et :saint Georges
|
|
(à
lire de haut en bas)
|
du
XIVè siècle
|
|
|
STATUES
: peu nombreuses à l'intérieur (à Coutances)
Aux PORCHES : le Christ au tétramorphe ( au sud) Apocalypse
, chap 4 et vision d'Ezechiel ( des vivants qui ont 4 faces )(32)
Et Marie, au porche nord,(33).
Absolument
invisibles du sol, elles sont là "pour la gloire de
Dieu":
Une femme normande , passage dans la galerie des Roses (34)
Petite chèvre au pied d'un clocheton en façade
(35).
|
La
cathédrale de Coutances est un lieu de pèlerinage
à la Vierge très "coté ". Le livre
des Miracula rapporte avec conviction nombre de miracles
obtenus à Coutances , alors qu'ailleurs, on n'avait rien
obtenu : lumières suspendues sans support, cheveu de la Vierge,
puits d'"eau miraculeuse" (36) |
|
|
2.3
NOUS VENONS DE PLANTER LE DÉCOR GOTHIQUE .
COMMENT Y CÉLÈBRE-T-ON ?
NB : je parlerai souvent de Latran IV , grand concile de 1215 |
|
|
Le
baptistère (37) vient à l'intérieur
de l'église , à partir du Moyen-Age. Il est situé
tout près de l'entrée, au Nord ( le côté
des ténèbres)(38). On pérégrine
ensuite pour rejoindre le lieu de l'eucharistie (située vers
l'est, le soleil levant) .
Le baptistère extérieur était souvent de forme
octogonale (celui de Portbail (bien antérieur puisqu'il est
du 6è siècle) est hexagonal. Pourquoi ?)
Généralisation du baptême des bébés.
. Et abandon des baptêmes d'adultes : donner des fils à
l'Église, " quam primum " plutôt que de chercher
à vivre de son baptême. Il faudra attendre St Jean
Eudes pour rappeler la richesse de ce sacrement (après le
concile de Trente). Le rituel utilisé est celui du baptême
pour les adultes, à peine adapté pour des bébés:
les réponses sont faites par les parrains et marraines.
Il sera en vigueur jusqu'à Vatican II |
CELEBRATION
EUCHARISTIQUE
|
|
a)
cette époque continue le regroupement de tous les dispositifs
liés à la célébration eucharistique
: autel, siège des ministres et des chanoines , pupitre des
lecteurs,
tout est dans le chur
+ siège de l'évêque(39)
ici : siège du Grand-Chantre ( le président du chapitre
)(40)
et du grand vicaire
à l'intérieur d'une même église :perte
de l'unité du lieu de culte , juxtaposition des célébrations,
les laïcs font leurs dévotions dans la nef.
Tout le chur est réservé aux Chanoines
: offices réguliers du jour et de la nuit. De saints gens
! mais il a fallu beaucoup de rappels à l'ordre , notamment
au concile de Latran IV . Eudes Rigaud (dominicain, archévêque
de Rouen)viendra par 2 fois vérifier la mise en place des
réformes dans toute la Normandie.
parfois de grand enfants : capables d'en arriver aux mains avec
les Augustins de l'Hotel-Dieu en pleine célébration
du Saint Sacrement en 1664.
Mais gens prudents et raisonnables : ils vont refuser à Mgr
Geoffroy Herbert d'élever une flèche sur le dôme
de la cathédrale ; la somme sera affectée à
la construction de l'église St Pierre
construction
de jubés (41) à partir du XIIè: "tentative"
pour réduire la distance
sur le mur à l'entrée du chur, construction
d'un pont : le jube ou pulpitum,
d'un grand crucifix ("ancêtre" de la poutre de
gloire )
ce pupitre permet la proclamation - des lectures; le lecteur commence
par cette demande adressée au célébrant :
"jube domine, benedicere
." - et de l'homélie.
Le peuple ne pouvant voir l'intérieur du chur, des
autels sont disposés devant le jubé à l'intention
des fidèles. Il s'ensuit 2 liturgies parallèles.
Pourquoi une séparation clercs/fidèles ? langue
spécifique réservée aux clercs (le latin).
Aux clercs le sacré, aux laïcs le profane.
Séparation Clercs/ fidèles : dans l'Antiquité,
les chrétiens attachaient le plus grand prix à l'Eucharistie
comme signe de l'unité, convoquant le peuple chaque dimanche
à une seule Eucharistie, sur un autel.
|
b)
cette époque continue la multiplication des autels et, en
conséquence, aménagement de chapelles latérales
( non prévues dans le tout premier chantier gothique)(42)
culte des saints : célébrations de messes en leur
honneur (ils sont des intermédiaires accessibles ) 14 chapelles
dans la nef et 7 dans le déambulatoire, dédiées
chacune à un saint.
messes pour les défunts (cf idée de Purgatoire), et
incitation au commerce des indulgences (qui permettaient de raccourcir
la durée du séjour au Purgatoire
)
pratiques des messes privées (compensations pénitentielles
faites en remplacement de jours de jeûne, de pélerinages...)
La communauté est tellement absente qu'il suffit d'un enfant
de chur pour "répondre" la messe . Ce qu'ont
encore fait beaucoup de coutançais dans cette salle, et qui
n'en sont pas morts !
Naissance de la paroisse St Nicolas en 1251, après conflit
entre le chapître et les habitants : ceux-ci voulaient continuer
à célébrer dans la cathédrale, sur l'autel
St Nicolas; ceux-là souhaitaient que ces habitants édifient
une église pour leur propre usage , "hors les murs"
. |
Aménagement
des retables(43), à partir du XIIè, représentant
5 scènes de la Passion (parfois 7).
P68 Bouyer : le retable est souvent construit pour lui-même
(l'autel étant réduit à un prétexte).Celui-ci
n'est pas à sa place originelle (inconnue). |
La
Réserve eucharistique est en général déposée
dans des armoires aménagées dans les murs du chur.
À partir du XIIIè on édifie des armoires-tour
richement sculptées.
Dans une cathédrale, il n'y a jamais de tabernacle sur
l'autel (44).
C'est au Moyen-Age qu'apparaissent les "manipulations"
de la coupe, du calice , au moment du récit de l'institution,
puis les signes de croix, puis les élévations, (la
2nde étant antérieure à la première),
les génuflexions.
Latran IV définit la Transsubstantiation : Jésus
est présent dans le pain : La présence réelle
On ne participe pas. On ne fait que regarder (cas de figure totalement
inconnu dans l'antiquité).
L'attention portée aux faits et gestes des officiants constitue
en fait une compensation à un manque de participation véritable.
Le
culte du Saint sacrement est une compensation à la non-participation
des chrétiens à l'Eucharistie.
|
|
|
CONSTRUCTION
DE CHAIRES A PRECHER , en lien avec les courants réformateurs
, comme les frères prêcheurs.(Dominicains, franciscains)
Latran IV fait obligation à l'évêque de prêcher
lui-même ou d'instituer des prédicateurs spécialement
préparés
Les Dominicains s'installent à Coutances en 1232 à
la demande d'Hugues de Morville. Construction de l'Aqueduc ( de
l'Ecoulanderie à leur couvent). La formation du peuple
était sommaire. Celle des clercs aussi.
Le banc d'uvre (la chaire étant dans la nef, les
célébrants s'en rapprochent au moment du sermon
et prennent place dans un banc qui leur est réservé).
Les
séminaires ne seront institués qu'après le
Concile de Trente (1562-1566).
La chaire de Coutances(du XVIIIè) a été vendue
par Mgr Guérard au début du XXè ; elle est
visible dans l'église de Crépon dans le Calvados.
Cette chaire avait servi aux orateurs de la Révolution
(45).
Les
dévotions des fidèles : Pèlerinage à
Marie, à Notre-Dame du Puits
et Culte des reliques
Voir le Livre des Miracula lire passage de Pigeon
Pigeon p 97 :cierges
Pigeon
p109 : puits(46)
+ cheveu de la Vierge
le
chemin de croix , processions dans la cathédrale, lors
du Carême (14 stations) (47)
SACREMENT DE RECONCILIATION Confessionnal (48): meuble
qui apparaît après le concile de Trente, pour le
sacrement du pardon (et plus spécialement pour confesser
les femmes ) ( St Charles Borromée ).
Au
XIIIè, Latran IV rend obligatoire la confession auriculaire
; au moins une fois par an, à son curé (sauf dispense
exceptionnelle et autorisation du dit curé) ;
On passe de aveu-conversion(pénitence)-pardon( avant le
XIIIè)
à: aveu-pardon-conversion(pénitence).
Latran IV rend également obligatoire la communion au moins
une fois par an, (à Pâques) à son curé
(la vérification est ainsi possible).
D'où l'obligation de faire ses Pâques qui va perdurer
jusqu'à nos parents (ou grand-parents).
|
|
|
==
Cimetière : dans la cathédrale, la tombe la
plus illustre est celle de Hugues de Morville.
celle de Geoffroy de Montbray divise les spécialistes:
" in stillicidio ecclesiae" = sous la "gouttière"
de l'église ...?
+ enfants de la maîtrise, + chapelains, + custos (sacristain)
.
|
Beaucoup
de coutançais présents se souviennent qu'ils ont été
baptisés à St Pierre ou fait leur communion à
St Nicolas
et s'y être mariés..
Notre cathédrale est église paroissiale depuis 1945,
après la guerre , où elle a vraiment failli disparaître
.il
s'en est fallu de peu ! (49) |
Église
de la paroisse Notre-Dame de Coutances, certes, mais aussi église
de l'évêque : Mgr y est toujours chez lui. Quand il
est présent, c'est lui qui préside nécessairement
la célébration. |
La
communauté chrétienne qui est à Coutances y
vit maintenant des célébrations paroissiales telles
que baptêmes, mariages, inhumations, messes du dimanche. |
Nous
sommes toujours une communauté vivante, d'ailleurs en train
de s'agrandir, qui se doit d'être une église-mère,
qui se doit de faire naître des personnes à la foi
( et de les nourrir ensuite ! ) (50)
Dans nos célébrations liturgiques, nous sommes maintenant
marqués par la révolution qu'a représenté
Vatican II. .
C'est ce que le père Jean Rochelle va vous faire découvrir
maintenant , dans la cathédrale elle-même. |
Agnès
LEMESLE
|
retour haut de page
|
Pour revenir
à votre page précédente, cliquez sur "Précédente"
en haut à gauche sous "Fichier"
|
|