La cathédrale est ouverte tous les jours de 9h à 19h (18h l'hiver)

Horaires des messes
Masses of daylight

Samedi : 18h30 à
l'église Saint-Pierre
Dimanche : 11h00
à la cathédrale

Saturday : 18:30
into the church of
StPeter
Sunday : 11:00
into the cathedral


Photos Lemesle, RF
*gorge : partie creuse d'une mouluration à profil curviligne.
*larmier : partie saillante du tailloir
*tore : moulure pleine de profil curviligne, en amande si son profil est en arc brisé
*oculus : ouverture, jour dont le tracé est un cercle ou un ovale.
*croisillon : bras d'un transept
*archivolte : corps des moulures d'un arc en saillie ou ensemble de l'arc ou voussure.
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 


Le transept

L'intérieur :
"Le transept appartient aux deux campagnes de construction : sa partie occidentale fut bâtie en même temps que la nef, tandis que tout le reste date de la seconde campagne, qui occupe le deuxième tiers du XIIIè siècle. A cette époque, on remania les parties de la construction précédente, notamment les piles de la croisée; enfin au XIVè siècle d'importantes réparations ont eu lieu au croisillon sud."(P. Colmet-Daage**). Mais l'ensemble reste très homogène.
"Les croisillons, profonds de deux travées, comportent la même élévation à trois étages que la nef, sauf dans la partie orientale de la première travée, s'ouvrant sur le grand déambulatoire, et ayant par la suite la même élévation à deux étages que le choeur."

arcade du transept vers le déambulatoire

Remarquer que, dans le bras nord du transept, la profondeur semble moins grande qu'au sud, parce qu'un mur aveugle au-dessous des grandes fenêtres dissimule la sacristie surmontée de la salle capitulaire, mais en fait les deux transepts ont la même dimension et le plan de la cathédrale (à voir) est bien une croix.
La grande arcade qui marque l'entrée du déambulatoire est à la même hauteur que les arcades du choeur, ce qui supprime un étage à partir de là, celui des tribunes.


autel St Sébastien...
Au premier niveau du côté est, une élégante arcade en tiers-point entoure un autel dédié aux saints Sébastien et Roch encadrant Thomas de Cantorbéry. Dans l'écoinçon, une rose remarquable, sculptée en défoncement, avec un motif végétal en forme de croix atteint à la perfection comme celles du Mont-Saint-Michel. A l'étage au-dessus on retouve la même disposition avec une balustrade en trilobes, des trèfles dans les écoinçons, la même frise de quadrilobes au-dessous, que dans la nef. La galerie de circulation, continue d'ouest en est, passe ici au pied des grisailles chères aux Cisterciens et devant une claire-voie, tout comme dans le bras sud du transept.
De façon générale, "le style est ici plus avancé que dans la nef, avec tous les caractères de l'école gothique normande dans son plein développement : colonnettes alternées réunies par des gorges*, chapiteaux aux crochets plus saillants, surmontés de minces tailloirs circulaires avec un larmier* formé d'un tore* débordant sur une gorge, bases reposant sur des socles arrondis ou polygonaux "comme elles.(P. Colmet-Daage)


Le transept sud vu du transept nord
Le bras sud du transept est, dans son élévation, comparable au bras nord mais au-dessous de la grande verrière, il diffère beaucoup : d'abord un puits à margelle rappelle les pélerinages des XIè et XIIè siècles; profond de 9 mètres, son eau a été considérée comme miraculeuse pendant des siècles. La Vierge conçue sans péché a été honorée ici bien avant le dogme de l'Immaculée Conception (1854), et l'autel du côté est lui est consacré. En arrière du puits, Monseigneur Guérard fit aménager une sorte de chapelle grillagée dans laquelle sont conservées les reliques de saints locaux, avec une liste inscrite au mur. Le fond du transept, sous la grande baie du jugement dernier, se termine par une double arcade ouvrant sur une chapelle dédiée à St Jean l'Evangéliste, avec un autel du Sacré-Coeur dans une absidiole à sept pans dont deux aveugles, comme à St Etienne de Caen. Cette chapelle contient des vitraux modernes, et les tombes de trois évêques : Mgr Guérard en 1924, Mgr Louvard en 1950 et Mgr Wicquart en 1997.


L'autel N-D du Puits

Le puits

Les trois étages du transept sud

Un pilier de la croisée

1er étage
     
Vues prises du premier étage de la tour centrale

encorbellement

vues
plongeantes

La tour centrale ou tour- lanterne existait déjà dans la cathédrale romane, avec pour mission d'éclairer l'édifice, ce qui est une caractéristique de l'architecture normande à la période romane : il en était ainsi à Jumièges et, jusqu'en 1566, à St Etienne de Caen avant son effondrement. A Coutances, on a su être prévoyant en renforçant les piliers de l'ouest (côté nef) et en concevant ceux de l'est, flanqués de colonnettes très saillantes (34 par pilier) montant d'un seul jet jusqu'aux voûtes : la base de la tour est le carré des piles du transept mais, dès le premier niveau de la lanterne on passe à l'octogone en construisant dans chaque angle formé par les archivoltes* un "pendentif" triangulaire en encorbellement dont chaque assise surplombe la précédente. Ainsi la tour centrale apparaît construite "dans le vide". Elle comporte trois étages dont deux seulement sont visibles de l'intérieur (voir abside) : au premier étage, une galerie de circulation est ménagée entre le mur et une claire-voie à seize arcatures, deux sur chacun des côtés, elle-mêmes divisées en deux lancettes très élégantes par une colonnette et deux arcs aigus. Cette galerie communique sur chaque face de la tour avec un escalier extérieur. Un élégant balcon, surmontant une corniche de crochets alternés, constitue la balustrade d'appui. Au deuxième étage, une galerie semblable court à la base de seize hautes fenêtres séparées par des arcatures en tiers-point, deux par côté, coiffées par les nervures de la voûte ogivale composée de seize voûtains triangulaires, convergeant vers la clef centrale annulaire percée en son milieu d'un oculus*.
    On comprend la réaction de Vauban venu visiter la cathédrale : "c'est un fou sublime qui osa lancer dans les airs un pareil monument".

"Cette construction est d'une élégance et d'une harmonie qui la mettent au premier rang des tours-lanternes de Normandie." (P.Colmet-Daage).
Le passage du carré (niveau humain) au cercle de l'oculus (niveau divin) par l'octogone (le Christ) est très signifiant de la foi chrétienne.


Vue de l'oculus


La merveille




Le 2è étage de la tour lanterne

clocheton du croisillon nord
L'extérieur : les façades des croisillons* sont d'une grande simplicité. La partie inférieure, saillante, comporte au nord la sacristie surmontée de la salle capitulaire, et au sud la chapelle Saint- Jean et ses absidioles. Au-dessus les trois lancettes des fenêtres sont encadrées de deux baies aveugles et, de part et d'autre d'une arcature les surmontant, deux charmants clochetons, à deux niveaux au nord et un seul au sud, abritant le haut d'un escalier en vis, de plan octogonal, sont couronnés d'une flèche de pierre de même forme mais plus hautes au sud.           

"Le plomb" vu
d'une flèche

croisillon sud

absidiole du transept sud

le transept nord
La tour centrale vue de l'extérieur est déjà décrite en page "abside". Ses quatre clochetons d'angle servent à renforcer par leur poids le passage du plan carré à l'octogone, et renferment en même temps des escaliers en vis : remarquer l'élégance de la longue arcade aveugle qui décore chaque face. Les anciens coutançais nomment encore cette tour le dôme ou "le plomb" car la couverture de sa toiture était faite de ce matériau et refaite à l'identique après la guerre puisque les bombardements de juin 1944 l'avaient mise en feu.

<-- Photos couleurs DonatienRF
* voir définitions ci-contre ou en page "glossaire"
Textes inspirés de P. Colmet-Daage et du Dr J. Fournée,
à retrouver en bibliographie.
 


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